À-propos de "Oh, et puis zut !"

Éditions Bleu d'Encre, Illustration: photo personnelle, fin novembre 2020

http://bleudencreeditions-revue.over-blog.com/tag/iocasta%20huppen/

https://www.babelio.com/livres/Huppen-Oh-et-puis-zut-/1282296?fbclid=IwAR1iWq9P52WmQOjgkIAJDyU_4DLTiMBkNH5ApcsVbo5Y_CwQ_apN741-obo 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Beaucoup aimé ton recueil au fait, ça me parle plus que les haïkus traditionnels."

(Karine GADIOU)

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"Il y a peu, j'ai relu avec plaisir ton recueil Oh, et puis zut ! Ça m'a fait du bien !"

(Françoise FRAUCA)

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"« Oh, et puis zut »

 Editions Bleu d’encre 2020

 

Et si je commençais ce compte-rendu par le dernier tercet de ce recueil :

Approchez-vous

qu’est-ce que vous voyez

par cette fenêtre sur la mer ?

 

C’est cette belle invitation à relire le recueil qui m’a décidé à vous en proposer ma lecture.

Haïkus, senryu ou simples tercets, qu’importe la forme et la métrique qui encadrent la poésie de Iocasta Huppen, on se laisse rapidement entrainer par le charme léger des images, des anecdotes ou des moments précieux contés si simplement :

 

A deux doigts

de mes doigts

le papillon blanc

 

Ou encore :

Le soleil brille –

c’est l’heure de pointe

à la plaine de jeux

 

Il y a du Cartier-Bresson dans l’écriture de l’autrice, dans son aptitude à saisir l’instant décisif, celui au sein duquel se révèle toute sa poésie :

L’ombre des feuilles

sur le dos d’un écureuil –

matin de juin

 

Le ton enjoué, l’intelligence de l’humour, l’ironie sans amertume portent avec bonheur ce recueil :

Lune pleine

en bonne compagnie

mon insomnie

 

ou encore :

Eté meurtrier –

dans la nasse des écrevisses

un ragondin

 

Puis vient le moment où l’on referme le recueil et où l’on se dit qu’on en croquerait bien encore quelques poèmes brefs de Iocasta Huppen.

Ciel bleu azur –

oh, et puis zut

je referme mon carnet"

 

(Jean-Luc WERPIN)

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"OH, ET PUIS ZUT !, IOCASTA HUPPEN, BLEU D'ENCRE ED., 2020, 12 Eur

Est-ce moi qui disais rares les recueils de senryûs ? En voici un autre dont le titre est déjà un programme ! Mais sont-ce tous des senryûs ?

Ceux-ci oui: 

Camions, trains, bateaux et avions -- / les filles ont aussi leur place / dans ce rayon

Aliments surgelés / humains cryogénisés -- / rendez-vous sur Mars

Pile ou face / lequel des ados / sort les poubelles ?

Ceux-là, non:

Ciel bleu azur -- / oh, et puis zut ! / je referme mon carnet

Dernier jour -- / quatre araignées noires / me prennent d'assaut

Air d'opéra -- / le doux-fou mélomane / repasse dans la rue

Les haïkus et senryûs sont présentés en trois parties séparées par les pauses 1 (titres de musique zouk) et 2 (un peu de pub). 

Toute la légerété, l'ironie, les surprises de Iocasta Huppen !"

 

(Jean ANTONINI, Revue GONG N°71, Avril-Juin 2021)

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"À l’instinct et l’instant

Iocasta HUPPEN, Oh, et puis zut !, Bleu d’encre, 2020, 74 p., 12 €, ISBN : 978-2-930725-33-8

L’ouvrage se conclut par un pédigrée poétique plein de concours, publications et prix. Iocasta Huppen en est à son cinquième recueil de haïkus. Celui-ci, Oh, et puis zut ! est son deuxième chez Bleu d’encre. La couverture est un autoportrait composé de quatre cailloux et trois pommes de pins, et la quatrième de couverture annonce des "poèmes d’humour". Cependant, les aspects techniques ne sont jamais loin car l’auteure est aussi animatrice d’ateliers d’écriture. Ainsi, elle explique que ses haïkus sont, dans cette publication, davantage des senryu, ce qui "a comme sujet principal les faiblesses humaines".

K + J

POUR TOUJOURS

jusqu’à ce que l’arbre tombe

 

Similaire au haïku, la lecture d’un senryu se veut aussi légère que l’air respiré lors de sa composition. La lettre semble ainsi effleurer le papier plus qu’elle ne s’y imprime. C’est l’espérance et l’exigence du genre : l’instant embrase l’esprit et tout l’environnement immédiat embrasse le corps. L’instant libère ainsi de la pensée, de soi, du monde. Quoique… ce même instant est plein comme un œuf, il est parfait, immanent, instinctif et pulsionnel. Il est tout de sensibilité. Ici, il se veut même drôle, défiant la raison. L’instant est surprise, tout comme l’humour.

Départ imminent

crème solaire, maillot de bain

Et masque en tissu

 

Humour et humeur s’épousent à et en l’instant. Un haïku, un senryu, cela ne s’écrit pas vraiment, cela se cueille comme le jour d’Épicure. Ils sont une espèce de nostalgie immédiate. La main inscrit un moment si bref qu’il ressemble fort au fameux instant décisif de la photographie. Le poème suspend l’air comme une lentille capture la lumière pour la graver sur les plaques sensibles du cerveau et du cœur. Cette impalpabilité est commune aux temps courts du haïku, du senryu et de la photographie.

Coup de bol

Mon carré d’herbe au soleil

Épargné par les nuages

 

Cette matérialisation de l’air et de la lumière peut être prise pour l’un des actes fondamentaux de ce qui fait humain. Le temps fuit et nous tentons de le maintenir dans un espace, de l’exprimer en l’imprimant. Voilà bien l’enjeu ; infini et infinitésimal. À plaisir et facilité de lire Iocasta Huppen, son livre et sa lecture se réduisent finalement au poids plume d’un nuage ; écran moelleux et contemplative frontière entre ombre et lumière. C’est ainsi que l’auteure nous offre de partir au ciel avec elle, éternelle amoureuse.

Quarante neuf ans

et pas encore goûté

À la pomme d’amour"

 

(Tito DUPRET – Le Carnet et les Instants)

https://le-carnet-et-les-instants.net/2021/02/12/huppen-oh-et-puis-zut/ 

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"Il faut en effet avoir lu, écouté, regardé cette auteure pour deviner toute la torture intellectuelle qu'auront certains pour parler, écrire sur les brièvetés savoureuses de Iocasta Huppen.

Soleil de printemps naissant avec son cerf-volant d'avril, l'auteure traverse le temps en robe d'été et chapeau d'homme… s'émanciper. Elle joue avec les mots, les culbute, joue de leur ombre, usant subtilement de leurs sous-entendus.

Décoiffée, déchaussée, soupesée… Iocasta Huppen nous invite à découvrir ses poèmes brefs à l'humour pétillant et à l'ironie non-acerbe.

À quelques jours de la nouvelle année, j'écris ces quelques lignes un regard posé sur la place Fernand Cocq à Ixelles.

 

Soleil de décembre –-

de la fiente du pigeon

un peu de vapeur

 

Lien : https://lesplaisirsdemarcpage.wordpress.com/.../oh-et.../ « 

 

(Willy LEFÈVRE sur Babelio, https://www.babelio.com/livres/Huppen-Oh-et-puis-zut-/1282296

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"Chère Iocasta,

 

Oh, et puis zut!

J'ai lu ton livre, Iocasta, et je te félicite.

 

D'abord  pour le titre qui dit tout pour tes Senryus très comiques (j'ai bien ri) :

 

" Feu de cheminée --

deux mouches s'accouplent

sur mon genou"

 

Puis pour ta belle dédicace."

 

(Naty GARCIA GUADILLA)

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""Oh, et puis zut !", le recueil de senryus (tercets ayant pour thème la faiblesse humaine) de la haijin Iocasta Huppen, est une incursion au fil des saisons dans le monde de toutes ces petites choses inattendues qui nous arrivent au quotidien, le petit pas de côté. On les remarque souvent à peine mais elle en a fait des poèmes qui pour plusieurs, n’ont pas manqué de me faire sourire.

Nous les découvrons au fil des saisons en s’attardant un peu plus longuement sur ses vacances familiales estivales, ce qui fait un grand bien à ce temps-ci de l’année. Mais comme tout n’est pas rose dans la vie et que cette autrice est une femme sensible et affirmée, elle nous fait aussi part de quelques senryus sur la bêtise humaine.

Je décrirais sommairement la plume d' Iocasta Huppen comme étant efficace et imagée. Ce qui me plait le plus chez elle est sa capacité à créer cet effet de surprise, cet étonnement que plusieurs appellent "l’effet haïku" que je ressens comme un ravissement.

J’ai terminé ma lecture avec plein de belles images en tête et avec la résolution de faire plus souvent un pas de côté pour observer et sourire de ces petits riens. Un grand merci à Iocasta et à Claude Donnay de Revue et Editions Bleu d'Encre.

Vous pouvez vous procurer le livre via les Éditions Bleu d’encre (Claude Donnay), auprès de vos libraires sur commande ou en prenant contact avec elle.

https://bleudencreeditions-revue.over-blog.com/tag/iocasta%20huppen/ 

 

Des regards sans arrêt

pour la graine plantée ce matin –-

on ne sait jamais

 

Premiers moucherons –-

chaque tête, sa nuée

 

Jour de tondeuse –-

de la constellation des pissenlits

plus qu’une étoile

 

Brise et parasol –-

en maillot de bain

éplucher les légumes

 

Brise de printemps –-

dans le gobelet du sans-abris

quelques pétales"

 

(Véronique CHAMPOUX  pour Partage de haïkus)

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"Oh, et pui zut ! de Iocasta Huppen 

Note: 4 étoiles

Une année en senryus

Comme le souligne l’éditeur dans la quatrième de couverture, ces poèmes brefs ressemblent étrangement à des haïkus, ils en ont la forme mais pas le contenu. Les Japonais les nomment « senryu », ils ont pour sujet principal les faiblesses humaines avec ou sans une référence à la saison. Iocasta Huppen, grande spécialiste des poèmes courts d’inspiration japonaise, propose avec ce recueil une sorte d’éphéméride qui raconte une année calendaire qui commencerait au printemps. Une année qui pourrait être celle qui s’écoule avec des compléments de précédentes pour raconter l’automne qui vient de finir et l’hiver qui commence. Comme les haïkus, ces poèmes sont composés de trois vers, deux parfois, qui ne comportent que quelques mots, rarement plus de cinq. Avec ces quelques mots, elle raconte la vie qu’elle mène à Bruxelles ou sur les lieux de vacances qu’elle a fréquentés.

Ainsi, dès le début, elle évoque la vie de cette année difficile avec son confinement qui nous a tellement entravé et a fait tout autant jaser :
"Dans le ciel bleu / Le scoop de quelques traces d’avion - / confinement mondial"

A cette saison, au Japon les cerisiers fleurissent, Iocasta ne l’a pas oublié :
"Reflet - / des pétales de cerisier / partout sur la lune"

Une nouvelle importante fleurit ce début de ce printemps :
"Cinquième mois - / la graine apportée par le vent / se porte bien" ???

Pour fêter l’arrivée de l’été un peu de musique avec trois titres de chanson alignés en forme de senryu :
"Passe me voir / Je t’aime tellement fort / Juste nous"

Et, l’été, c’est les vacances :
"Départ imminent / crème solaire, maillot de bain / et masque en tissu"

Et, les vacances, c’est la liberté :
"L’une des fesses / dépourvue de sa part de maillot - / se croire seule au mode"

Et le plaisir coquin … :
"Câlin à l’étang / une grenouille / nous tient la chandelle"

L’été s’en va, les vacances se terminent, l’automne approche :
"Fin des vacances / la fuite irréparable / du fauteuil gonflable"

L’automne s’installe !
"Rayon après rayon / l’araignée tourne en rond - / lumière d’automne"

Puis, cède la place à l’hiver :
"Soleil de décembre - / de la fiente de pigeon / un peu de vapeur"
"Grêle de février - / quelques grains de cardamone / dans mon café grec"

Le cycle est terminé, nous avons tous un an de plus et nous savons comment Iocasta a passé cette année, elle nous l’a confié en quelques mots comme des images qu’on range précieusement pour, plus tard, se remémorer de bons souvenirs. Malgré toutes ces images iréniques et apaisantes, Iocasta sait bien que le monde ne tourne pas très rond :
"Le monde va mal / le zapper quelques minutes / au bord de l’eau"

Peut-être qu’il tournera plus rond l’an prochain … ?"

(Denis BILLAMBOZ,

Critiques Libres: https://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/59356

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"Quel livre délicieux ! Toute la finesse et le regard heureux de Iocasta se retrouve dans ces mots bien choisis. Un de mes livres de haïkus/senryus préférés. 

Félicitations Iocasta et merci".

(Marie DERLEY)

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"Oh, et puis zut ! Iocasta Huppen - Editions bleu d'encre - 2020 - ISBN 9782930725338

Oh, et puis zut ! Je le balance…

Je me délecte toujours de lire les savantes critiques littéraires de certaines connaissances croisées au hasard de ces petites réunions,  au cours desquelles ronds de jambes et papotes sont de mises entre teneurs de plumes et groupies,  vous savez, ces aficionados très vite effarouchés par le moindre soufflet allant à l’encontre de leur idole.

Je reviens à mes brebis, ces moutons, ces faiseurs de pluie et de beau temps qui déversent  de nébuleuses réflexions accouchées verre à la main, coude sur la tablette d’un radiateur, et qui vous débitent un discours aussi tortueux que la remontée des méandres de la Semois.

Je ne vous parle pas encore de leur papier…

*

Iocasta :

Feu de cheminée –

Deux mouches s’accouplent

sur mon genou

*

Fantasmes assurés !

*

Il faut en effet avoir lu, écouté, regardé cette auteure pour deviner toute la torture intellectuelle qu’auront certains pour parler, écrire sur les brièvetés savoureuses de Iocasta Huppen.

*

L’araignée

Postée au milieu de sa toile

Chemin barré

*

Soleil de printemps naissant avec son cerf-volant d’avril, l’auteure traverse le temps en robe d’été et chapeau d’homme… s’émanciper. Elle joue avec les mots, les culbute,  joue de leur ombre, usant subtilement de leurs sous-entendus.

Décoiffée, déchaussée, soupesée…  Iocasta Huppen nous invite à découvrir ses poèmes brefs à l’humour pétillant et à l’ironie non-acerbe.

À quelques jours de la nouvelle année, j’écris ces quelques lignes un regard posé sur la place Fernand Cocq à Ixelles.

Soleil de décembre –

de la fiente du pigeon

un peu de vapeur"

 

(Willy LEFÈVRE)

https://lesplaisirsdemarcpage.wordpress.com/2020/12/20/oh-et-puis-zut-iocasta-huppen-editions-bleu-dencre-2020-isbn-9782930725338/?fbclid=IwAR0xJuPDub3iXqYFkKtHvgZx5KBZIIq8UW6KEYvPOOUojltXa1yqXk1jF6U 

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Un grand merci à Nicolas GRANIER (Brève de poésie) pour cette belle mise en lumière de mon livre: 

https://www.youtube.com/watch?v=j48GpfDL4Xw&feature=share&fbclid=IwAR2x-RufOvpbcHl5RThJ3HHjWzN6qi_TgqkDXpYqmzqzenMij4QBCU1dmuU 

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" (...) J'ai commencé à lire ton recueil hier soir. Tes poèmes sont très beaux et doux, ils font du bien. Et j'adore la couverture.

Mille bravos !"

(Brigitte HUPPEN)

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"De la légèreté et de la délicatesse grâce à Iocasta Huppen et son recueil Oh, et puis zut!

 

"Midi -

un lézard manque son taon"

 

"L'une des fesses

dépourvue de sa part de maillot -

se croire seule au monde"

 

"Pluie d'étoiles filantes -

j'ai épuisé tous mes vœux"

 

(Christelle CHENET)

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"Ma chère Iocasta,

Je suis fou de joie à la réception de "Oh, et puis zut" (…) Tout lu, (...) donc la soirée fut excellemment douce, charmante et ... piquante ! Maintenant relire par petites bouchées grappillées au hasard ! Becquée, aurais-je dû dire ? Enfin, plutôt becquées !!!

Encore merci pour ces petits coins de paradis !"

(Félix BOULÉ)

 

‌"Bonjour Iocasta,

Ton livre est arrivé ici et je me suis régalé.

 

Dernier jour -

quatre araignées noires

me prennent d'assaut

 

Quel érotisme !!!

Et bonne chance à ce livre plein de charme.

Je ferai une note de lecteur sur GONG 71."

(Jean ANTONINI)

 

"Bonjour Iocasta,

J'ai bien reçu ton recueil hier. Au premier test, tous les haïkus lus étaient très bons. Je ferai une lecture plus complète dès que possible."

(Serge TOMÉ)

 

"Je viens de recevoir ton envoi. Très bel objet et déjà très chouette dédicace. Merci. Je me plonge dans la lecture de tes senryû. Merci pour ce cadeau."

(Patrick WINANDY)

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"Ton livre m'est bien parvenu et j'ai immédiatement fait le lien avec "Sens Magique" de Malcolm de Chazal. Tes senryus se savourent."

(François de BORDAS)

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"J'aime votre recueil (...). Merci pour la jolie dédicace."

(Daniel MERCIER)

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"Iocasta Huppen, "Oh, et puis zut !", éditons Bleu d’encre, 2020

Un recueil vivifiant à mettre entre toutes les mains pour égayer cette fin d’année. Déjà le titre, mais aussi la couverture intriguent, font sourire : morceaux de chocolat ou petits trésors que l’on enfouit dans ses poches au cours de promenades ou encore, "Caillou sur le chemin/du bout de la chaussure/l’envoyer au soleil".

Que l’on ne s’y trompe pas (le 4è de couverture l’explique), ces poèmes ne sont pas des haïkus bien qu’ils en aient la forme, mais des senryu (nom d’origine japonaise désignant des poèmes d’humour traitant en particulier des petites faiblesses humaines).

Des thèmes les plus divers sont abordés, au fil des saisons et répondant à l’humeur du moment de l’auteure. Auto-dérision : "Dix jours à la mer/sans shampoing/la voilà, la Gorgone" ; des images parlantes, où tout est dit en quelques mots : "Craquements de biscottes -/dans les idées du matin/mettre de l’ordre" ou "40°C-/mon voisin d’ombre/ronfle sous les chênes" ; ironie douce-amère de circonstance : "Jours de confinement- notre terrasse vaut de l’or" ; "Départ imminent/crème solaire, maillot de bain/et masque en tissu".

Iocasta Huppen nous offre un regard tendre ou amusé sur le quotidien, nous faisant parfois rire de nous-même. Il semble qu’elle observe les êtres et toutes choses qui l’entourent de façon à les capter dans ses mots. Quoique … comme le dit le poète suisse Philippe Jaccottet, ("le brillant de la lumière sur l’herbe et sur les arbres, on ne peut les goûter tranquillement…sans que le poète se lève dans votre tête comme un greffier et note !",) le poète doit parfois délaisser sa plume…

"Ciel bleu azur-/oh, et puis zut ! / je referme mon carnet".

Le recueil se clôt sur un poème grand ouvert sur le rêve et l’imaginaire et sans doute aussi, sur un prochain recueil de Iocasta…

"Approchez-vous/qu’est-ce que vous voyez/par cette fenêtre sur la mer ?"

 

(Martine ROUHART)

https://www.areaw.be/iocasta-huppen-oh-et-puis-zut-editions-bleu-dencre-2020/?fbclid=IwAR2sJ9sUqGgtLyq_3EuP2DY2AkImedvZTyY7b269Ak22RyWS-EdeVPGS3mY 

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"Iocasta HUPPEN, Oh, et puis zut !, Bleu d'encre, 2020, 70p., 12€.

Spécialiste des haïkus, Iocasta Huppen propose ici toute une série de poèmes comiques et ironiques, les senryus.

Ces poèmes brefs, au minimalisme japonais hautement revendiqué, n'ont pas la même thématique que les haïkus, et ont comme "sujet principal les faiblesses humaines avec ou sans référence à la saison", selon leur auteure.

En tout état de cause, nous avons sous les yeux de bien beaux tercets qui nourrissent avec si peu de vocables :

 

Le petit vent du Nord

nous pousse dans la piscine -

jours de juillet

 

Dans l'eau

un  taon me trouve à son goût -

heures chaudes

 

Cinq geais

investissent le paysage -

nouvelle semaine

 

Aux "jours de confinement" succèdent "pruniers ou cerisiers en fleurs" ou des "pétaradeurs".

La poète cisèle les "jours de brouillard" comme les cailloux "dans la neige fraîche", de quoi happer de petits pans de réalités bienvenus.

Un joli recueil."

(Philippe LEUCKX)