À-propos de "Pour que les étoiles ne s'éteignent jamais"

Editions Stellamaris, 2015, Postface d'Arnaud de la Croix, Illustration de la couverture: Jean Louis Gabriel

 

"C'est l'histoire de la rencontre entre un homme et une femme, de leurs escapades amoureuses. Le recueil est formé des tranches de vie de cette relation, depuis le début jusqu'à la fin, au travers des divers lieux où ils passent et font l'amour.

Ce sont des haïkus et des tankas, en ensembles par situation. Composé comme un récit de voyage, chaque pièce est rarement autonome et doit donc se lire en relation avec les autres pour recréer le récit. On ne peut en effet raconter un épisode suivi en haïkus qui, par nature, sont disjoints. L'option a été prise ici de ne pas travailler en "marqueterie" (chaque haïku apporte une parcelle) mais en séquence (chaque haïku est lié aux autres et n'emporte pas en lui ce qui pourrait le rendre autonome).

Il est alors assez difficile de donner un bon aperçu du recueil.

 

Parmi les séquences, j'ai bien aimé :

 

Dans la voiture

 

Dévoilés par sa jupe courte

le rond des genoux

sous les bas noirs

 

Changeant les vitesses

elle le frôle

du jazz autour d'eux

 

Respirant son parfum

elle finit par l'envahir

cette envie d'elle...

 

Lumières des phares -

sa caresse sur la joue

la dévoile à lui

 

Elle se tient heureuse

sous son regard mordant --

ils arrivent bientôt

 

Musée

 

Couple de marbre

figé dans la passion,

la chaleur les gagne

décidés à se perdre

dans les dédales du musée

 

En un geste

il la hisse sur lui

ses genoux touchent la pierre

 

Seuls, enfermés pour la nuit

au milieu de l'art

ils s'abandonnent

 

Leurs soupirs

portés par le silence

aux oreilles des statues

 

J'ai bien aimé aussi dans les séquences suivantes :

 

Les bas noirs

 

Elle s'approche de lui

ses dessous rouges

plus qu'un appel

 

A la fenêtre

 

Assise sur le rebord

son dos contre la vitre froide

elle s'offre à sa bouche

 

Massage

 

Ses mains chaudes

glissent sur son dos -

lumière de fin de journée

 

Matinée au lit

 

Nue dans le lit chaud

Yann la rejoint -

soleil froid dans la chambre

 

La Douche

 

Imprégnés de fumée

ils sentent le froid de novembre

à la campagne

 

Il passe ses doigts

sur la bouche,

fruit rouge en hiver

 

Un WE à Paris

 

A pleine bouche

leur passion

mêlée à l'Histoire

 

Du haut d'un pont

leurs regards cherchent

la tranquillité des quais

 

Chalet

 

Ses dessous rouges - 

un deuxième feu dans la maison"

 

(Serge TOME sur:

http://www.tempslibres.org/tl/livres/revue/livPourQueEtoiles.html)

 

 
"Sous le titre du recueil est indiqué : "Une histoire d’amour en poèmes érotiques". Effectivement, depuis "La tendresse" jusqu’à "La fin", le lecteur suit les métamorphoses du désir entre une femme et un homme, Anna et Yann. 

"La passion-Fantasmes" et "Leur vie rêvée" sont les titres intermédiaires du recueil. Divers lieux servent de décor à cette aventure passionnée : le Sud, un WE à Paris, Château en ruines, Chalet, Les Iles, leur maison sous la neige. 

Le café, une halte / sur le chemin / de l’un vers l’autre

Contre lui, respirant son odeur - / le bruit de la campagne

Un chalet / entouré de sapins blancs de neige

L’abat-jour orange / adoucit le blanc des seins - / nuit noire

Alternent les tercets, les haïkus et les tankas, l’auteure, avec une grande finesse, fait sentir la folie qui peut dévorer crescendo deux êtres qui se mesurent à la passion.

Les flammes font une ronde - / eux deux / le centre de leur monde

Elle ferme les yeux / loin de son corps / encore plus près de lui

Docile / espérant, attendant / elle se laisse faire

De frôlement en frôlement / sa main s’empare / de ce que sa bouche désire

 
Le fait d’user de personnages fictifs permet à l’auteure de conserver la distance qui ouvre aux lecteurs la porte du cercle intime d’un couple. De temps à autre revient le JE (en italiques) qui fait mieux sentir l’intimité violente de ces mots.

 
Nous nous tenons dans la lumière / tels deux papillons / sortis de la nuit

J’ai envie de toi… dit Anna / soufflés, les mots deviennent / un long baiser

 
Et le lecteur finit par être emporté dans l’histoire de ce désir, oubliant presque la poésie."

 
(Jean ANTONINI – Revue francophone de haïku, GONG, N° 48, Juillet-Septembre 2015)

 
 
"Si vous aimez l'AMOUR, si vous aimez AIMER, alors lisez ce livre,  c'est un voyage poétique merveilleux au pays de l'AMOUR VRAI.

Tout y est, de quoi contenter le plus exigeant des hédonistes, les mots y sont caresses et ressenti, être AMOUR avec poésie. Merci Iocasta pour ce cadeau." 
 
 
(Daniel MERCIER)
 
 
 

"Magnifique recueil...subtilité et finesse!!!! du ioki quoi!!!!"
 
 
(Monique QUIDOUCE)

 
 

"J'ai lu avec un immense plaisir ton magnifique livre.... mes sensations : Emotion, Douceur, Senteur, Désir, Amour.....Merci pour ce cadeau!!!!"
 
 
(Manuella AMMOUN)