La Note de lecture d'Abderrahim Bensaid:

« Iocasta Huppen puise dans la nature l’essentiel de son inspiration. Ses haïkus allient à la fois spontanéité, simplicité, profondeur et surtout étonnement. 

L’écriture demeure en particulier belle, créative qui fait parler des éléments de la nature mais également des êtres humains

Début septembre
deux saisons se partagent
les arbres de la rue

On sent à travers les haïkus de Iocasta Huppen un désir fou à partager des moments privilégiés, des instants fugitifs, difficiles à capter mais tellement beaux.

Egalement, l’aspect lapidaire dans les haïkus de Huppen, crée un effet inattendu, donnant plus de force au haïku mais demandant aussi un important effort de compréhension.

Un mouton tousse –
les nuages de beau temps flottent
dans l’eau du lac

Le soleil plonge
dans l’eau du bassin –
baie vitrée

Les saisons, ces instants de vie, précieux, temporaires qui vivent en nous, sont vus autrement à travers les haïkus de Iocasta Huppen : Une invitation à sentir ces saisons, les savourer, les rapprocher… : Les voir différemment…

La beauté et la simplicité des écrits nous plongent dans la sérénité du haïku-zen comme cette âme calme qui s’allège lors des séances de profond recueillement.

Nuit de nouvel An –
sur mon ciel
tu as piqué une étoile

Souche d’arbre –
à l’abri de la pluie
j’hume la forêt

Reste à signaler que ces brefs écrits nous renvoient vers un temps si varié, dans lequel les sensibilités fusionnent et les impressions divergent. L’interaction entre la photographie et la poésie est bellement ressentie comme cette douce fusion entre la captivité et la contemplation.

Le livre zen des saisons, un joli recueil de haïkus et un bel ouvrage de haïku-thérapie. »

(Abderrahim Bensaid, via ma page FB, le 21 août '17)

Recensement du recueil « Le livre zen des saisons » pour la Revue GONG, N°56, Juillet-Sept. ‘17:

« La collection « poètes des cinq continents » poursuit la publication de recueils de haïku (14x21,5 cm ; 120 pages).

Les poèmes sont présentés selon les saisons, d’abord l’hiver. En préface, Serge Tomé dit de l’auteure : « elle a le sens du récit, l’art de poser le minimum sur la table et de laisser le lecteur construire le reste. »

Soleil de décembre / mes pas enjambes / les ombres du matin

Premier jour de l’An - / les pleurs d’un bébé arrivent / de la rue déserte

Dans le bois sec / le vert jaillit de partout

Ce matin / les arbres ont de nouvelles feuilles - / elle remet le même pull

Pluie chaude d’été / je m’enfonce jusqu’au menton / dans l’eau du lac

Retrouvons-nous / à l’étang des vingt peupliers - / la vie n’est pas longue

L’insignifiance du temple / parmi les érables rouges

On s’en voudrait de troubler le silence qui suit chacun de ces haïkus. Finesse et sensualité s’y entremêlent. Pour les haïkus zen, moi lecteur, je m’inquiète : qu’ont-ils donc de zen ? Les références japonaises ?... Mont Fuji, lampion en papier, ombrelle jaune, sanctuaire, grues du Japon, geishas… en tout cas, la même finesse que les précédents…

Deux papillons / volètent en rond / ce petit bruit d’ailes qui se touchent. »

(Jean Antonini, Rédacteur en chef de la Revue GONG de l'Association Francophone de Haïku)

Pour que les étoiles ne s'éteignent jamais - Iocasta Huppen, Editions Stellamaris, avril 2015;
Postface: Arnaud de la Croix;
Illustration: Jean-Louis Gabriel

 « Sous le titre du recueil est indiqué : « Une histoire d’amour en poèmes érotiques ». Effectivement, depuis « La tendresse » jusqu’à « La fin », le lecteur suit les métamorphoses du désir entre une femme et un homme, Anna et Yann. 

« La passion-Fantasmes » et « Leur vie rêvée » sont les titres intermédiaires du recueil. Divers lieux servent de décor à cette aventure passionnée : le Sud, un WE à Paris, Château en ruines, Chalet, Les Iles, leur maison sous la neige. 

Le café, une halte / sur le chemin / de l’un vers l’autre
Contre lui, respirant son odeur - / le bruit de la campagne
Un chalet / entouré de sapins blancs de neige
L’abat-jour orange / adoucit le blanc des seins - / nuit noire

Alternent les tercets, les haïkus et les tankas. L’auteure, avec une grande finesse, fait sentir la folie qui peut dévorer crescendo deux êtres qui se mesurent à la passion.

Les flammes font une ronde - / eux deux / le centre de leur monde
Elle ferme les yeux / loin de son corps / encore plus près de lui
Docile / espérant, attendant / elle se laisse faire
De frôlement en frôlement / sa main s’empare / de ce que sa bouche désire

Le fait d’user de personnages fictifs permet à l’auteure de conserver la distance qui ouvre aux lecteurs la porte du cercle intime d’un couple. De temps à autre revient le JE (en italiques) qui fait mieux sentir l’intimité violente de ces mots.

Nous nous tenons dans la lumière / tels deux papillons / sortis de la nuit
J’ai envie de toi… dit Anna / soufflés, les mots deviennent / un long baiser

Et le lecteur finit par être emporté dans l’histoire de ce désir, oubliant presque la poésie. »

(Jean Antonini – Revue francophone de haïku, GONG, N° 48, Juillet-Septembre 2015, page 49)

 
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Avis lecteur, via ma page FB, du 11 mai '15:

"Si vous aimez l'AMOUR, si vous aimez AIMER, alors lisez ce livre,  c'est un voyage poétique merveilleux au pays de l'AMOUR VRAI.

Tout y est, de quoi contenter le plus exigeant des hédonistes, les mots y sont caresses et ressenti, être AMOUR avec poésie. Merci Iocasta pour ce cadeau." 
 
(Daniel Mercier)


 
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Avis lecteur, via ma page FB, du 3 mai '15:

"Magnifique recueil...subtilité et finesse!!!! du ioki quoi!!!!"
 
(Monique Quidouce)


 
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Avis lecteur, via ma page FB, du 27 avril '15:

"J'ai lu avec un immense plaisir ton magnifique livre.... mes sensations : Emotion, Douceur, Senteur, Désir, Amour.....Merci pour ce cadeau!!!!"
 
(Manuella Ammoun)